Chapitre I – DE LA NÉCESSITÉ D’UNE TELLE RECHERCHE

La prégnance de la théorie darwinienne est aujourd’hui telle qu’il peut sembler illégitime, ou passéiste, d’étudier la thèse de la stabilité des espèces. Pourtant, cette recherche est motivée non pas par une quelconque idée préconçue, voire arriérée, mais bel et bien par les récents résultats de la science. Au regard de ceux-ci, il devient aujourd’hui non seulement crédible mais nécessaire d’étudier la vérité d’une telle affirmation. En effet, les différents constats ou données scientifiques, non exhaustifs, que nous présentons dans les six parties qui composent ce chapitre, invitent chacun à réfléchir, jusqu’à lui permettre d’envisager – ou conforter dans son esprit – le bien-fondé et l’intérêt d’un tel travail. L’entrée dans la recherche proprement dite constituée par les sept chapitres suivants en sera facilitée. […]

Les scientifiques observent en effet une disproportion de fond entre la structure génétique de toute espèce vivante, globalement pauvre en informations, et la complexité d’une forme morphologique, disproportion telle qu’il paraît impossible que cette dernière en soit issue. […]

Nous mettrons par la suite en évidence une contradiction entre un principe fondamental de la thermodynamique et la théorie de Darwin. Or, selon le principe du tiers exclu, la vérité d’un des termes exclut celle de l’autre. Si donc le second principe de la thermodynamique est bien fondé d’une manière certaine, il s’avère nécessaire de se réinterroger sur la pertinence de l’idée inverse, celle de Darwin. […]

Nous regarderons dans cette partie les composantes principales de cette crise épistémologique moderne : primat de la subjectivité sur l’objectivité, enfermement dans la notion de paradigme… Ainsi, réaffirmer une possibilité de stabilité des espèces, c’est offrir à l’homme contemporain des lieux de vérité comme le suggère le sens du mot emet en hébreu. Dans cette langue, en effet, ce qui est stable, fondé sur soi est le lieu par excellence de la vérité.